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Stratégie culturelle

La pratique · Capital privé et collections · Glossaire

Stratège culturel

Un conseiller en art achète des œuvres. Un stratège culturel part du problème du propriétaire et décide d’abord si des œuvres y répondent. Le conseiller est donc payé à l’opération, le stratège pour le travail de décider.

Published by ArtisDomus, written by Polina Surina.

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Où passe la ligne

On confond souvent trois rôles. Les honoraires les distinguent.

  1. Un conseiller en art choisit et achète des œuvres. Sa mission part d’un budget et se termine par un achat. Ses honoraires sont liés à l’opération.
  2. Un commissaire organise autour d’un propos des œuvres qui existent déjà : une exposition, un accrochage, un programme. Sa mission part d’une collection et se termine par sa présentation.
  3. Un stratège culturel part de ce que veut obtenir le propriétaire : une transmission, une collection bien gouvernée, un bâtiment qui doit signifier quelque chose. Il décide ensuite du rôle de la culture. L’achat n’est qu’une réponse possible, et souvent pas la première.

Tout tient au moment où l’on intervient. On engage un conseiller une fois la décision d’acheter prise. On engage un stratège avant cette décision. Sa réponse peut être une politique, un programme ou une structure de gouvernance, sans aucune acquisition.

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Pourquoi les honoraires suivent

Un conseiller payé à l’achat gagne plus quand il achète.

Quand les honoraires sont une part du montant acheté, le conseiller gagne davantage s’il achète davantage. Conseiller de ne rien acheter ne lui rapporte rien. Le stratège est payé par le propriétaire pour le travail de décider. Il peut donc recommander l’achat comme l’abstention.

Le détail est dans comment un conseiller en art est rémunéré. Le contrat avec un conseiller en art doit contenir la clause qui écarte ce risque.

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